En ce mois de janvier, la FFA publie son baromètre mensuel de la collecte de l’assurance vie en novembre 2018. Comme on pouvait s’y attendre, pour cette période, la collecte nette reste positive à 2,7 milliards d’euros. Un résultat qui s’inscrit dans le tendance positive enregistrée depuis le début de l’année. Tout au long de 2018, les sociétés d’assurances ont collecté 129,7 milliards d'euros à rapporter au 122,8 milliards d'euros enregistrés en 2017. Une analyse typologique des versements fait ressortir des unités de compte abondées à concurrence de 36,6 milliards d’euros, soit 28 % des cotisations.


Qu’en est-il des prestations versées sur cette même période ? Elles s'élèvent à 106,6 milliards d'euros tandis que la collecte nette atteint 23,1 milliards d'euros depuis le début de l’année.

Indicateur phare, s’il en est, de la bonne performance de l’assurance vie, l’encours, en d’autres termes les provisions mathématiques et celles pour participation aux bénéfices, atteint 1 704 milliards d’euros à fin novembre 2018, en progression de 1 % sur un an.

En somme, ce qu’on a tendance à appeler communément le placement préféré des Français confirme sa bonne vitalité pendant une année 2018 où elle a volé de victoire en victoire. Et le mois de novembre traditionnellement un bon cru, sauf en 2011 et 2012, ne pouvait que confirmer une envolée enregistrée et encouragée par l’augmentation du taux de l’épargne comme l’explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne : « En 2018, l’assurance vie bénéficie d’une part de l’augmentation du taux d’épargne des ménages qui atteindrait, sur le dernier trimestre, 15,6 % du revenu disponible brut et d’autre part de la moindre attractivité du Plan d’Épargne Logement (PEL) qui a cessé d’être un concurrent depuis la baisse de son rendement et sa fiscalisation. » Et d’ajouter : [pourtant], « les événements liés aux « gilets jaunes » ont pu dissuader les épargnants d’aller dans les agences et les succursales pour réaliser des arbitrages au sein de leur patrimoine, ce qui peut expliquer la légère diminution de la collecte et des rachats. »

En définitive, à cette allure, la collecte nette pourrait afficher une belle robe, soit 25 milliards d’euros, rare résultat jamais atteint depuis 2010.
Emmanuel Mayega