Un an après l’incendie de la tour Grenfell à Londres qui avait causé la mort de 72 personnes, la compagnie d’assurance FM Global a rédigé un livre blanc* pour montrer que ce drame - et d’autres incendies - aurait pu être moins conséquent si, en amont, des mesures de prévention et de protection avaient été appliquées. Quelques éléments d’explication.

Deux autres incendies majeurs, à Honolulu et à Dubaï, avaient également eu lieu respectivement en juillet et août 2017. Le livre blanc conclut que « dans les trois cas, la présence d’une  protection sprinkleur automatique et l’utilisation de matériaux incombustibles en façade auraient pu limiter considérablement les dommages ». A Londres, la tragédie a eu lieu en l’absence de protection sprinkleur automatique, alors que la façade de la Tour Grenfell était hautement combustible. A Honolulu, l’incendie s’est déclaré dans un immeuble résidentiel dont la façade était incombustible mais l’intérieur du bâtiment n’était pas protégé par sprinkleurs. A Dubaï, s’il y avait une protection sprinkleur automatique à l’intérieur de la tour Torch, la façade était hautement combustible.

Face à des incendies de cette ampleur, il faut tenir compte du temps d’intervention des pompiers, variable selon les pays : il est précisé qu’à Dubaï, les pompiers sont sur place en quatre minutes en moyenne mais au Royaume-Uni, huit minutes et 28 secondes leur sont nécessaires en moyenne pour atteindre le lieu.

FM Global estime que « tout bâtiment devrait donc être conçu de manière à optimiser une éventuelle intervention d’urgence » et que « les pertes sont bien moindres dans les immeubles construits en matériaux incombustibles et protégés par sprinkleurs ».
Geneviève Allaire

* « Tour Grenfell : une tragédie prévisible » de Christopher J. Wieczorek