Avocôtés Assurances, entreprise d’ADLP Assurances, courtier d’assurances, vient de lancer une assurance contre les risques cybers pour les particuliers. Une cible émergente pour ce marché qui s’adresse avant tout aux entreprises.

La couverture contre les cyber-risques lancée par Avocôtés couvre les atteintes à la réputation numérique de l’assuré, les usurpations d’identité et les litiges avec un e-commerçant dans l’Union Européenne. Si un assuré voit sa réputation numérique mise en cause, les informations considérées comme préjudiciables à l’assuré ou à sa famille seront supprimées ou noyées, dans la limite d’un certain montant par sinistre, par une société spécialisée. Au cas où la suppression des informations ne pourrait se faire, une autre technique consiste à enfouir les pages web comportant ces éléments afin qu’elles ne soient pas proposées dans les premiers choix lors d’une recherche. Si l’identité de l’assuré est usurpé, il se verra remboursé du préjudice financier subi, notamment lorsque des débits ont été réalisés sur son compte bancaire. Dans ces deux cas de figures, un psychologue pourra intervenir auprès de l’assuré par téléphone afin de l’aider à faire face à cette situation.

Si un assuré a réceptionné un bien endommagé ou s’il n’est pas conforme à la livraison demandée, un juriste interviendra dans un premier temps pour tenter de régler le litige. Au cas où l’intervention de ce professionnel s’avérerait infructueuse, l’assuré peut obtenir un remboursement selon une certaine limite par sinistre et par an. 

L’assuré dispose d’un accès illimité à une plateforme téléphonique où des juristes sont disponibles pour répondre à ses différentes interrogations et le guider dans les actions à mener.  Avocôtés Assurances peut également prendre en charge les frais en cas de procédure devant la justice (frais d’avocats, d’huissiers, etc.).

Une étude réalisée par Kasperky Lab* l’an dernier révèle que 90 % des 18 à 34 ans ont mis en ligne des informations personnelles ou intimes. Pourtant, 92 % affirment savoir que mettre en ligne ce type de contenus peut leur être préjudiciable et seulement 8 %  indiquent avoir adopté une solution payante pour améliorer la sécurité informatique de leurs appareils  numériques. Un jeune sur dix ayant répondu à cette enquête avoue d’ailleurs avoir déjà pensé à partager un contenu compromettant sur Internet en vue de se venger d’une personne.

Selon le rapport sur l’ « Etat de la menace liée au numérique en 2018 » du ministère de l’Intérieur publié en juin 2018, 62 % des Français avaient effectué un achat en ligne en janvier 2017 et 34 % utilisaient des services de banque en ligne. De plus, le taux de pénétration des grands réseaux sociaux était, cette année là, de 56 % (nombre de comptes rapportés à l’ensemble de la population) et la durée moyenne d’utilisation quotidienne de ces médias était de 1,3 heure.
Geneviève Allaire

*Etude YouGov pour Kaspersky Lab réalisée en septembre 2018 sur un échantillon de 1 006 Français âgés de 18 à 34 ans.