L’année 2016 a de nouveau enregistré de tristes records. Face à l’escalade du nombre d’événements répertoriés dans le monde, le courtier attire l’attention des entreprises sur la nécessité de se parer de bonnes couvertures au sens large, incluant notamment la gestion de crise.
 
Les chiffres pour 2016 (étude Aon Risk Solutions/ Roubini Global Economics et Risk Advisory Group) confirment la dégradation du climat géopolitique et la très forte augmentation des chocs terroristes. Si les esprits occidentaux sont surtout frappés par les événements qui ont eu lieu dans les pays dits développés, les attentats terroristes qui ont été perpétrés dans les pays occidentaux (en hausse de 174% en un an, avec 96 événements répertoriés) ne représentent cependant que 3% de l’ensemble des attentats dans le monde. Au niveau mondial, leur nombre a augmenté de 14%, pour s’établir à 4151. Du côté des cibles, les compagnies pétrolières et gazières restent des entreprises particulièrement exposées au risque (41% d’entre elles en ont été victimes en 2016).

Des conséquences économiques importantes
« La nouvelle dynamique du terrorisme et des violences politiques, à l’origine des événements que nous avons connus dans le monde en 2016, représente un défi grandissant pour les entreprises. En effet, les actes de terrorisme dirigés contre les Etats causent directement des dommages humains, économiques et matériels très importants, et par contagion les entreprises vont devoir faire face à des conséquences économiques importantes à court, moyen et long terme. Pour ne citer qu’un seul exemple, le secteur du tourisme en Tunisie ou à Paris n’a toujours pas retrouvé sa dynamique. En plus de l'indemnisation des dommages et pertes d'exploitation, Aon apporte à ses clients des solutions pour l’indemnisation des pertes économiques indirectes », commente dans la synthèse de l’étude Louis Bollaert, Directeur Crédit, Risque politique et Caution au sein d’Aon France. 

Un accroissement des risques politiques

Parallèlement, le contexte géopolitique, marqué notamment par la montée des populismes et des zones de conflits ou d’instabilité plus nombreuses, entraîne lui aussi une exposition beaucoup plus forte pour les entreprises. Au-delà des constats et de l’analyse des différents risques, et leurs conséquences potentielles, que les entreprises doivent appréhender (pertes humaines, dommages matériels directs, rupture des chaînes d’approvisionnement, pertes d’exploitation…), le rapport ne respire guère l’optimisme pour 2017. Le courtier en profite pour rappeler que l’essentiel, pour les entreprises, est de se doter de toute la palette de garanties et services adaptés à leurs besoins et à leur exposition. « Cette évolution démontre l’importance grandissante de la ‘gestion de crise’ au sens large, au-delà des dommages matériels, en particulier dans des secteurs tels que l’énergie, les transports et le commerce de détail qui ont été les plus ciblés. L’identification ainsi qu’une étude systématique des scénarios de risques auxquels une entreprise est exposée constituent la clé pour définir les meilleures solutions pour s’en protéger et le cas échéant savoir prendre les mesures qui s’imposent », souligne le rapport.
 
Catherine Dufrêne

La carte 2017 des Risques politiques, Terrorisme et Violences Politiques

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