Fin 2018, on comptait 24 470 courtiers en assurance ou en réassurance. Une progression de ces professionnels de + 2 % par rapport à fin 2017 et de + 4,35 % par rapport à 2016, selon le rapport annuel 2018 de l’Orias (Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance).

C’est en Bretagne (+ 3 %), en Corse (+ 6 %) et en Ile de France (+ 3 %) que les courtiers ont le plus progressé en nombre. 9 948 courtiers d’assurance (41 %) n’ont qu’une casquette tandis que 28 % sont également agents généraux d’assurance (6 939) et que 3 752 courtiers (15 %) sont aussi conseillers en investissements financiers, selon le rapport annuel 2018 de l’Orias. De plus en plus de courtiers d’assurance déclarent ne pas encaisser de fonds : Si 29 % étaient dans ce cas en 2016, la proportion de courtiers dans cette situation était de 31 % en 2017 et de 33 % en 2018. Parmi les courtiers d’assurance ou de réassurance recensés par l’Orias, une inscription dure en moyenne cinq ans et six mois.

Les agents généraux sont bien moins nombreux que les courtiers : en 2018, on en recensait 11 364 et leur nombre avait diminué de – 1 % par rapport à 2017. Ce nombre intègre les 6 939 courtiers d’assurances qui sont aussi agents généraux. En fonction des régions, la présence des agents généraux en Auvergne-Rhône-Alpes est stable tandis qu’elle a baissé de – 6 % dans le Centre-Val de Loire et de – 3 % en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Mais elle a augmenté dans trois  régions : en Corse (+ 5 %), en Ile-de-France (+ 1 %) et dans les départements d’Outre-mer (+ 2 %).

En moyenne et toutes catégories confondues, le nombre d’intermédiaires a maintenu une croissance de 5 % et l’on compte 61 383 intermédiaires immatriculés auprès de l’Orias.

Suite à l’entrée en vigueur de la Directive sur la distribution en assurances le 1er octobre 2018, « l’Orias a fait évoluer ses processus pour se conformer aux nouvelles obligations des intermédiaires d’assurances, qu’ils soient ou non accessoires, dans le souci de simplifier et d’harmoniser les démarches sur le registre unique », rappelle Philipe Poiget, Président de l’organisme. Pour certaines catégories d’intermédiaires, des changements interviendront aussi cette année lors du processus d’immatriculation suite à la loi Pacte, adoptée en mai dernier.

Enfin, l’Orias interfère avec les pouvoirs publics quant au projet de réforme des associations professionnelles agréées de courtiers d’assurance, en opérations de banque et services de paiement et de leurs mandataires.


Geneviève Allaire