Au regard des actifs des fonds de pension institutionnels mondiaux, la France a connu l’un des taux d’intérêt les plus faibles. Au plan mondial, ceux-ci pris en totalité pèsent moins lourd qu’auparavant sur l’ensemble de ces investissements, révèle une étude du courtier Willis Towers Watson portant sur la décennie 2005-2015.
 
A partir d’une analyse de 22 grands marchés* dont la France, Willis Towers Watson évalue à 3,8 % par an la progression annuelle moyenne des actifs des fonds de pension institutionnels mondiaux en dollars durant ces cinq dernières années. L’actif total français était de 151 Md$ en 2015 alors que dix ans plus tôt, ces investissements représentaient 132 Md$ et le taux d’intérêt annuel moyen a été d’1,3 % en dollars. C’est l’un des taux d’intérêt les plus bas sur cette période, seul le Japon se positionnant derrière la France avec – 1 %.

Les fonds de pension allemands, quant à eux, s’élevaient à 427 Md$ d’actifs en 2015 tandis qu’en 2005, ils comptaient pour 278 Md$ d’actifs et leur taux d’intérêt moyen a été de 4,4 % sur dix ans. Sur cette même période et en dollars, la rémunération des fonds était de 5,1 % pour l’ensemble de ces pays. Elle a été de 5,8 % aux Etats-Unis et de 9,2 % au Mexique. Durant la décennie 2005-2015, le poids de certains pays comme la France, l’Allemagne, le Japon ou la Suisse dans les fonds de pension mondiaux a décliné alors que les Pays Bas, les Etats-Unis ou l’Australie pèsent désormais davantage.

Au plan mondial, les actifs des régimes à contributions définies ont progressé au rythme de 5,6 % ces dix dernières années. Avec 2,6 %, la progression a été moindre pour les actifs des régimes à prestations définies. Cette étude révèle aussi une baisse des allocations actions et obligations sur une période de 20 ans, compensée par une hausse des allocations aux actifs alternatifs. Autre enseignement apporté par cette étude : la poursuite de la mondialisation. Pour l’ensemble des marchés, la pondération des actions domestiques a en effet reculé en moyenne de 69 % en 1998 à 43 % en 2016. Soit une stratégie axée sur le renforcement de la diversification de la part des gestionnaires de fonds de pension. Une tendance qui devrait se poursuivre, selon Willis Towers Watson.
 
Geneviève Allaire
 

* Cette étude intitulée Global Pension Assets Study 2017 porte aussi sur l’Allemagne, l’Afrique du Sud, l’Australie, le Brésil, le Canada, le Chili, la Chine, la Corée du Sud, l’Espagne, les États-Unis, la Finlande, Hong Kong, l’Inde, l’Irlande, l’Italie, le Japon, la Malaisie, le Mexique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse.

Lire l'étude du courtier Willis Towers Watson.

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