La filiale de Marsh & Mc Lennan en France a enregistré une progression de son chiffre d’affaires de + 2,1 % en 2018. Les affaires nouvelles lui ont apporté plus de 30 M€ et il connaît un développement très fort de ses spécialités (espace, marine, transports, etc.) et du risque cyber.

Le chiffre d’affaires réalisé auprès des grands comptes s’élève à + 3 Mrds € (50 % du  chiffre d’affaires total), et le taux de croissance sur cette catégorie d’entreprises a été de + 2 % l’an dernier. Les ETI, celles dont le chiffre d’affaires est compris entre 500 M€ et 3 Mrds € selon la classification du courtier, ont une prédilection pour les polices ‘’tout en un’’. Au regard de ces entreprises, le chiffre d’affaires de Marsh & Mc Lennan est en hausse de 5 % et le courtier a intégré de nouveaux clients dans son portefeuille (Urgo, Europcar, Matmut, etc.). Quant au middle market (chiffre d’affaires de 20 M€ à  500 M€), les affaires de la filiale française se développent dans le Sud de l’Hexagone et les clients ont une forte demande pour les risques cyber et pour des conseils. Dans l’Ouest, Marsh & Mac Lennan va renforcer sa présence par la création d’un bureau à Nantes.

A propos de l’accord en voie de concrétisation annoncé en septembre dernier par Marsh & Mc Lennan en vue d’acquérir Jardine Lloyd Thompson, groupe de courtage britannique spécialisé en assurance, réassurance et en avantages sociaux, « ce rachat va renforcer notre présence en Amérique Latine et en Asie, notre compétitivité au plan international et nous permettre d’intégrer de nouveaux talents dans les spécialités, ainsi que de bénéficier du réseau en place dans l’entreprise », a indiqué Fabrice Domange, président de la filiale française, lors d’une conférence de presse organisée par l’Anja (Association nationale des journalistes spécialisés en assurance).

Le courtier travaille avec une trentaine de porteurs de risques et, lors des renouvellements 2019, Fabrice Domange relève qu’ « il y a eu une compétition importante entre les assureurs et des prix à la baisse sur de belles affaires ». Il compare la profession de courtier à celle d’avocat : « temps passé sur un dossier, tâches à accomplir et plus-value apportée par le courtier sont essentiels ; à mon sens, le courtage doit se professionnaliser encore davantage et afficher plus de transparence vis-à-vis de ses clients, notamment en matière de rémunérations ». Marsh & Mc Lennan France a revu sa méthodologie pour répondre aux appels d’offres dans le but d’optimiser ses coûts.

Concernant le risque cyber pour lequel Marsh & Mac Lennan détient plus de 65 % du marché hexagonal et dispose d’une équipe dédiée de 15 personnes, les demandes sont en forte croissance. Ce risque se transformant à vitesse grand V, les polices sont réactualisées en fonction de ces évolutions. Elles intègrent la perte de données, la gestion de crise et la perte d’exploitation suite à un sinistre. Ses clients étant de plus en plus nombreux en risque cyber, les sinistres ont augmenté de 71 % l’an dernier. En Europe, les polices cyber ont un coût inférieur de 30 % par rapport aux Etats-Unis.
Geneviève Allaire