Le Président de la République a surpris l’opinion publique en déclarant, le 27 août, qu’il était  favorable à une durée minimale de cotisation plutôt qu’à l’instauration d’un âge pivot, en l’occurrence 64 ans

. Ce concept d’âge pivot, qui détermine l’âge à partir duquel les assurés toucheraient  leur retraite à taux plein, est préconisé par Jean-Paul Delevoye dans son rapport « pour un système universel de retraite » rendu public le 18 juillet. La prise de position d’Emmanuel Macron met en porte-à-faux le haut-commissaire à la réforme des retraites qui vient d’être nommé au gouvernement.

Fixer une durée minimale de cotisation pour arrêter le montant des pensions serait préjudiciable aux Français ayant eu des phases d’interruption de l’activité, notamment une proportion importante de femmes à cause de la maternité en particulier. Cela aurait potentiellement pour conséquence de retarder les départs en retraite des actifs n’ayant pas eu une vie professionnelle linéaire. La CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) a réagi en réaffirmant « la nécessité absolue de concilier ces 2 éléments [durée de cotisation et âge pivot : NDLR], et ce afin de garantir l’équilibre financier du régime ». Elle plaide pour « un relèvement de l’âge minimal légal d’ouverture des droits à la retraite à 63 ans, le montant des pensions étant ensuite calculé en fonction de la durée de cotisation ».